Froggies Divers
Manado / Bunaken
North Sulawesi
Indonesia
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QUOI DE NEUF
7 novembre 2002
Les sauveteurs de corail
Ils veulent protéger ces refuges de la biodiversité marine éventrés à la dynamite et empoisonnés au cyanure par des pêcheurs
Sous la coque de la barque nage une tortue ronde à la carapace vernissée. Des bancs de poissons colorés de toutes formes folâtrent, indifférents à l’ombre d’un requin. L’eau cristalline qui ne cache aucun détail des colonies de coraux devient soudain, sans transition, d’un bleu presque noir. Le récif corallien des îles Bunaken plonge à pic à 1500 mètres de profondeur dans les eaux du Pacifique. Au pied de ce mur vertical se cache le cœlacanthe, ce poisson fossile dont l’espèce, contemporaine des dinosaures, survit depuis 400 millions d’années. «Les îles Bunaken sont au centre du triangle de la biodiversité formé par l’île indonésienne de Sulawesi, les Philippines et la Nouvelle-Guinée», explique Mark V. Erdmann, le jeune biologiste de l’université de Berkeley qui a découvert le premier cœlacanthe des îles Bunaken. «C’est la région la plus riche en biodiversité marine du monde. Et aussi la plus menacée.»
Cet aquarium prodigieux a failli disparaître à l’instar des autres rivages de l’île de Sulawesi dévastés à la dynamite, dépeuplés au cyanure. Sans l’énergie d’une poignée de plongeurs, fascinés par ces récifs qui jaillissent de l’océan, sans l’aide d’organisations écologistes américaines, Bunaken aurait connu le destin de bon nombre des îles indonésiennes et serait devenu un désert marin. La soixantaine passée, l’accent chantant de Nice et une détermination de fer, Christiane Muller anime ce petit groupe de passionnés. On surnomme cette fanatique de plongée sous-marine, la «grand-mère de Bunaken», un titre élogieux qui la fait sourire: «Lors de la création du parc de Bunaken, les habitants ont protesté. Ils accusaient les étrangers de vouloir les maintenir dans la misère en interdisant la pêche au filet qui racle et casse les polypes.» Il a fallu des mois de palabres avec les 30000 îliens installés le long des plages de sable blanc, au pied des pitons de calcaire qui émergent de l’océan, pour les convaincre du bien-fondé des mesures de protection. Plus que les mots, c’est la nature qui leur a prouvé les avantages de protéger leurs cinq îles. Il y a cinq ans, les prises ont brusquement chuté à cause de la surpêche. Heureusement, l’arrêt des prises au filet, la délimitation de zones où seules les captures à l’hameçon sont autorisées, la création de zones interdites à la pêche où même mouiller une ancre est considéré comme un délit, et la mise en place de patrouilles mixtes, îliens et policiers, pour lutter contre le braconnage, ont très vite fait revenir les poissons. Il a fallu aussi limiter les plongées à une centaine par jour – la remontée le long de la paroi des bulles d’oxygène lâchées par les plongeurs étouffe la vie aquatique. Mais, symbole du retour de l’abondance, les squales, traqués impitoyablement pour leurs ailerons vendus à prix d’or aux Chinois, ont réapparu.
Pour le professeur Chou Loke Ming de l’université nationale de Singapour, «80% des récifs de coraux en Asie du Sud-Est ont été détruits ou sont en danger. C’est très grave, car si l’Asie du Sud-Est ne représente que 2,5% de la surface maritime mondiale, elle héberge 34% des récifs coralliens de la planète». L’Asie du Sud-Est est le centre de la biodiversité marine grâce à la température tropicale de ses mers et à des particularités géographiques. «Les gens considèrent la mer en Indonésie comme un ensemble homogène, mais en l’étudiant on comprend qu’elle est compartimentée par les courants et les failles très profondes qui créent autant de barrières naturelles», explique ce scientifique respecté. Seuls les migrateurs comme les thons ou les daurades se déplacent d’un bout à l’autre de cet espace marin. Isolées génétiquement, beaucoup d’espèces ont évolué de façon originale. Par exemple, on trouve à Bali des variétés de corail inconnues dans l’île voisine de Lombok et vice versa.
C’est évidemment l’homme qui menace le corail. Depuis une dizaine d’années, la pêche au cyanure amplifie les dévastations. Cette méthode destructrice s’est propagée avec la mode culinaire du «napoléon», un mérou bleu et gras servi au cours de banquets par les hommes d’affaires chinois qui veulent épater leurs invités. Le poison ne fait qu’étourdir le napoléon, qui perd le sens de l’orientation, ne réagit plus à l’approche du danger et oublie de se réfugier dans les anfractuosités d’où il guette ses proies. Les braconniers qui travaillent en gangs très bien organisés le capturent à la main et l’expédient vivant par avion à Hongkong, à Taïwan et en Chine. Mais le cyanure extermine les alevins, les algues, le plancton, les crustacés, bref toute vie dans les récifs où se cachent les napoléons. Dans les seules Philippines, les pêcheurs utilisent plus de 150 tonnes de cyanure par an. Et 30000 tonnes de poissons de récifs vivants transitent par Hongkong, centre régional du trafic, chaque année. Ces deux chiffres reflètent l’étendue du pillage. Il progresse si vite que d’ici à dix ans le napoléon aura rejoint la liste des espèces disparues.
La pêche à la dynamite est plus ancienne. La pratique date de la guerre du Pacifique lorsque les habitants des atolls ont constaté qu’après les bombardements les poissons flottaient le ventre en l’air, et qu’il suffisait de les ramasser. Les explosifs sont fabriqués artisanalement à partir d’engrais. La dynamite extermine tout. Les pêcheurs ne collectent que les produits de la mer ayant une valeur marchande. Les ondes de choc pulvérisent les récifs. Il ne reste plus que des fonds de débris instables où végétaux et animalcules sont incapables de s’accrocher.
Enfin, il y a l’urbanisation. Les égouts, trop riches en azote, stimulent la prolifération d’algues qui asphyxient le corail. Les produits chimiques, rejets de l’industrie, l’empoisonnent. Les sédiments emportés par la pluie à cause de la déforestation ou déversés lors de la construction de polders font écran aux rayons du soleil si nécessaires à sa croissance. Il y a trente ans, la mer autour de Singapour était translucide. Aujourd’hui, un plongeur distingue à peine les doigts de sa main tant les eaux sont chargées de sédiments en suspension rejetés par le remblaiement des terrains gagnés sur la mer. Dans les endroits calmes où ils se déposent, le fond autrefois dur est enfoui sous la vase. Les organismes qui survivent sont rachitiques à cause du manque de lumière, épuisés par les efforts qu’ils doivent faire pour filtrer, à la recherche de leur nourriture, ces eaux chargées de matériaux en suspension.
Les conséquences de la disparition de ce monde silencieux sont graves pour l’équilibre de la planète, si l’on en croit les experts des Nations unies. Au même titre que les arbres, les coraux absorbent le gaz carbonique et participent à la lutte contre l’effet de serre. Ces brise-lames naturels disparus, les vagues rongent le littoral, précipitent l’envasement des baies. La géographie change, pour le pire. La survie des populations est en jeu. La pêche dans les récifs, ces formidables viviers naturels, assure sans peine à chacun ses protéines quotidiennes, à condition que les prises restent raisonnables. En revanche, les méthodes destructrices vident la mer en ruinant l’univers des récifs, sites privilégiés pour la reproduction des espèces. Les villageois quittent alors leurs paillotes sous les cocotiers pour s’entasser dans les bidonvilles en quête d’un hypothétique emploi.
La solution? L’expérience de Bunaken apporte un début de réponse. En associant les communautés locales à la protection du littoral, à la lutte contre les pilleurs, en les persuadant de garder 25% de leur domaine en réserve inviolable, la vie continue comme auparavant. Les tentatives se multiplient. Chacune devient un cas d’école copié par d’autres villages. Mais il reste un long chemin avant que les avions-cargos chargés de napoléons vivants cessent d’atterrir à Hongkong.
Bruno Birolli
Le Nouvel Observateur
Notre époque n°1983 - Semaine du jeudi 7 novembre 2002
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September 09, 2002
A new Hippocampus in Bunaken's National Park
English version
Bunaken's National Park still holds many surprises. One of them is we recently discovered a new species of pigmy Seahorse.
One of our guides was diving with a couple of photographers in a place we do not dive regularly, because there are mainly small critters and not a lot of bigger fish.
Hence Pontoh, the guide, was swimming along the wall very slowly in order to find the very small animals that macro photographers just love, when suddenly his attention was caught by a tiny completely white thing that jumped from one seagrass bit to another : it was a seahorse and very flat almost like cardboard and no bigger than 2,5 cm !
Imagine the excitement, he had never seen the like before and he has been freediving this reefs ever since a little boy, when he used to help his dad with the fishing. He tought he knew every secret of his reefs, especially since he started diving many years ago, and could stay down much longer and satisfy all the curiosity he always had about his "backgarden".
Hence came back from the dive very excited, and next thing we organized a boat so that all of us could go and admire his discovery. It is really a very cute little seahorse as you can see, and we gave it temporarily the name Hippocampus Pontohi, after the discoverer, and we hope that once they are fully described, which is being done right now, they can keep that name in honour of the first discoverer.
Very soon in another spot we discovered a brown coloured couple, male and female, and the male with his pouch full of eggs. Then a couple of days later two green ones, and then on a different reef again, two yellow ones.
They live on different kinds of seagrass, and they seem not to mind currents, obviously the seagrass they live on, offers enough protection.
Hope to see you soon somewhere underwater on our astonishing reefs.
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German version
Bunaken's National Park bietet noch immer sämtliche Überraschungen. Vor kurzem haben wir sogar eine neue Art Zwerg-Seepferdchen entdeckt.
Einer unseren Guides war mit einige Fotografern am tauchen auf einen Ort die wir nicht so oft betauchen weil es dort hauptsächlich Macrotierchen gibt und wenig Grossfischen.
Hence Pontoh, der Guide, ging langsam der Wand Entlang um eben die kleine tieren zu finden die bei Fotografern so beliebt sind, als er plötzlich ein ganz kleiner weisser ding sah, die von einer Grasshalm zu ein ander am überspringen war : es war ein Seepferdchen und sehr dünn, fast so wie Karton und nicht länger als 2,5 cm ! Sie können sich sicher die Aufregung vorstellen, nieh vorher hatte er so eine Gesehen, obwohl er schon von Kind ab unter- schnorkelte um Vater bei der Fischfangst zu helfen.
Er dachte er kannte jeder Geheimnis von seinen Korallenriffe, um so mehr weil er schon sehr viele Jahren mit Atemautomat taucht, und dadurch viel Länger ünter bleiben kann um seine Neugier nach seinem "Hintergarten" zu befriedigen.
Hence kam natürlich sehr aufgeregt bei der Base zurück, und wir organisierten gleich ein Boot damit wir allen seine Entdeckung bewundern konnten.
Der kleiner Seepferdchen sieht wirklich sehr süss aus, wie Sie selber hier auf die Foto sehen können, und wir nannten hin vorlaüfig Hippocampus Pontohi, nach der Entdecker ; wir hoffen er kann der Name seiner Entdecker behalten, auch nachdem die Offizielle Beschreibung die gerade im gang ist, fertig ist.
Schon schnell nachher fanden wir bei einen anderen Stelle, ein braunes Pahr, Männchen und Weibchen, und der Männchen hatte der Beutel voller Eier.
Ein pahr Tagen später fanden wir zwei grünen, und nachher auf wieder eine ander Stelle, zwei gelbe.
Sie leben auf Mehresgrass, verchiedener Art und sie können auch gut gegen Strömung, offensichtlich gibt das Gras genug beschützung.
Ich hoffe Sie mal Unterwasser bei einer unsere bezauberende Wände zu treffen.
Text by
Christiane Muller
Photo by
Hansjörg Berger (Giorgio)
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July 03, 2001
Lembeh and Bangka Straits by Sleep-aboard
To make the trips to Lembeh Strait easier and to avoid the problems of going ashore in the surf for sleeping, we ordered a new and bigger boat and call it a "Sleep-aboard";
we gave it the name "Clown" after our youngest dog. Like the life Clown it is a very sweet little boat but a little dumb as well: on it's maiden trip it managed to get stuck
on a sandbank between two small islands. Thanks to Niklas, Robert, Salmon, Yanton and the added pushing power of its first three guests, it managed to get unstuck very quickly.
With three sleeping cabins, a kitchen corner and a big table for camera assembly or for eating on a rainy night, a pantry to store food and drinks, it turned out to be quite a comfortable
little boat; after testing it we found it to be not too cramped, with enough room to sit around either in or outside. The design a close cooperation between Niklas, Salmon and Christiane;
the hull is the same as traditional fishing boats have, the steering hut is encircled by windows that offer shelter and a panoramic view, there is a folding table under a big awning on deck
for shaded lunches, the aft is our usual dive setup with an extra tap for rinsing cameras and divers, and even a small mandi style bathroom was not forgotten.
We are quite proud of our combined efforts and we hope that all our old and new guests alike, will enjoy it as much as we do.
For the time being, we plan 2days/3 nights trips so that our first dive can be an early morning one in the Lembeh Strait, and on our way back we can do a second nitedive in the Bangka area.
Experience will show what length of stay will be best, we hope for a lot of input from all our old guests that have become dear friends.
For more information please have a look at http://www.divefroggies.com/sanny.html
Why Bunaken is NOT a white beach Fantasy Island, but a terrific Dive Destination
The main beach of Bunaken always looks nice during Eastern winds season: May to October the prevailing winds will be kind to our bay , plastic bags and bottles will strand on the eastern shores.
Starting November, the prevailing wind and currents will be from the West; since our bay looks out to the South/West, we are on the receiving end of all the floating plastic from Borneo or the Philippines.
In other countries they organize well publicised yearly Clean the Beach actions, we have one every morning , but we never made it to the press.
Yearthrough the tides are either very high or very low , so the beach is either completely gone or very large and the shallow coral exposed. The fringing coral reefs, dropoffs down to 1000
or more meters are still pristine and unbleached, teeming with all kinds of marine life. So the sand on the beach is not the pure white that you will find on islands where most of the coral was damaged.
That's why Bunaken is not really a place to laze around on the beach ; the wheather is fine most of the time, but the sun far too hot to spend more than 10 minutes sunning.
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April 12, 2001 (re-posted from October 31, 2000)
Jobs at Froggies?
We are glad that so many people want to work for us. BUT: there is no need for additional foreign staff at Froggies, at least for the near future.
We (and our customers) are extremely happy with our Indonesian divemasters and guides. Moreover one should not forget that dive operations have the duty
to provide locals with alternate livelihoods rather than hiring lots of overseas dive guides. In this matter we fully agree with what is written in the
article by Rainer H. Sigel, Troubled Islands, from the Asian Diver Magazine.
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